Les hyper- et supermarchés concentrent près des deux tiers des dépenses alimentaires des ménages. Compétitifs sur les prix et très accessibles, ils offrent un large choix de produits, notamment grâce aux marques de distributeurs (MDD) et aux premiers prix, souvent aussi qualitatifs que les grandes marques… mais bien moins chers.
Côté tarifs, les grandes surfaces restent imbattables sur les marques nationales, tandis que les hard-discounters (Lidl, Aldi, Netto) sont souvent les plus économiques sur des paniers majoritairement composés de MDD, malgré une offre plus restreinte. Le drive, de plus en plus plébiscité, affiche des prix équivalents à ceux en magasin.
Attention toutefois : les écarts de prix peuvent être importants d’un magasin à l’autre, même au sein d’une même enseigne. De plus, certains rayons — comme les fruits et légumes — sont nettement plus margés que d’autres, et les circuits courts peuvent parfois être moins chers et de meilleure qualité.
Les grandes surfaces utilisent aussi des stratégies de merchandising et de marketing pour inciter à la surconsommation : promotions trompeuses, shrinkflation, placement stratégique des produits ou mise en avant d’aliments peu favorables à la santé. Il est donc essentiel de comparer les prix au kilo ou au litre et de rester vigilant face aux offres « trop belles pour être vraies ».
Enfin, si des efforts existent en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire (produits à date courte, dons aux associations), l’offre de produits réellement sains, durables et locaux reste encore limitée.
👉 Le bon réflexe : préparer sa liste, privilégier les MDD, vérifier les prix unitaires et comparer les enseignes près de chez soi pour consommer mieux… et moins cher.



